TENDANCES, MODE, REGARD.
Nomade dans l’âme, guidé par une curiosité insatiable pour le lifestyle, la mode et les tendances émergentes.
J’explore, je capte l’instant, je mets en mots et je partage — entre regard esthétique et sens du détail.
[01] THE STANDARD—
BRUSSELS
—MANIFESTE URBAIN
par Théo Auquière
Publié le 20.12.2025
Fondu dans le décor minéral du quartier de la gare du Nord, The Standard, Brussels s’élève comme une évidence. Une silhouette nette, presque new-yorkaise. Notre Manhattan à nous, version bruxelloise.
Si l’enseigne est déjà culte outre-Atlantique, c’est bien ici, en Belgique, qu’elle signe sa nouvelle adresse européenne — avec une justesse qui force le respect.
L’architecture, confiée à Bernard Dubois, joue la carte de l’équilibre parfait. Rien n’est tapageur, tout est pensé. Le luxe est silencieux, précis, profondément contemporain. Chaque ligne, chaque volume, chaque matière trouve sa place avec une maîtrise presque instinctive.
Dès l’entrée, le ton est donné. Le hall impose un wow immédiat. Un de ceux qui donnent envie de ralentir, d’observer, de s’attarder. On aurait presque envie de se perdre volontairement dans les couloirs, de scruter les détails, d’absorber l’atmosphère comme on feuillette un beau magazine.
Les chambres prolongent cette sensation. Chaleureuses sans ostentation, sobres mais jamais froides. L’essentiel est là, sublimé par un choix de matières et de couleurs d’un goût irréprochable. On s’y sent protégé, comme dans un écrin suspendu au-dessus de la ville. Un bijou dans les nuages, dont on prend instinctivement soin.
Et puis il y a le sommet.
Les rooftops ne sont plus une tendance — ils sont un langage. Vues panoramiques, restaurants perchés, bars célestes… on connaît, on aime, on en redemande. Celui du Standard, pourtant, élève le niveau. Une vue presque à 360°, Bruxelles en toile de fond, le regard happé, le temps suspendu. Oui, c’est quelque chose.
Alors allez-y.
Admirez.
Profitez.
Dégustez.
Parce que des lieux comme celui-ci, ça ne se raconte pas seulement — ça se vit. Surtout quand ils sont, pour une fois, juste à côté de chez nous.
[02] CLOSE—
—L'INTIME EN PLEIN CHOC
par Théo Auquière
Publié le 24.12.2025
Un tableau cinématographique.
Grand Prix du Festival de Cannes.
Une thématique brûlante d’actualité, portée par une mise en scène d’une justesse rare. Close est une claque visuelle — et, sans l’ombre d’un doute, un film qui laisse une empreinte durable.
Close est un long métrage signé Lukas Dhont, cinéaste reconnu pour son art subtil de l’équilibre : un réalisme jamais brutal, une pudeur constante, une sensibilité à fleur de peau. Cette alchimie fait naître des œuvres puissantes, profondément incarnées.
Close, c’est l’histoire d’une amitié fusionnelle entre Léo et Rémi, deux garçons de 13 ans. Nous partageons leur quotidien, mais surtout l’effervescence des premiers pas dans l’adolescence : l’euphorie innocente, les silences qui s’installent, la découverte de soi face au regard — parfois cruel — des autres.
Ces fragments de vie façonnent une existence. Et lorsque survient l’irréparable, un drame familial qui fracture le réel, une question demeure : comment retrouver ses repères, comment tenir, à quoi s’accrocher quand tout vacille ?
Le film nous entraîne alors dans une sphère plus qu’intime. Le spectateur n’observe plus, il participe. Il devient presque acteur de certaines scènes, pris dans une proximité troublante avec les personnages.
Certains ne retiendront pas leurs larmes ; d’autres resteront le souffle coupé, refusant de rompre le silence tant le jeu des jeunes acteurs touche au vrai, à l’essentiel.
Dhont filme la famille avec une délicatesse rare, offrant au cinéma des scènes d’une authenticité saisissante. Il aborde des sujets de société — notamment l’homosexualité — sans jamais les enfermer dans un discours. Ici, la dureté se métamorphose en poésie.
Et parce qu’un beau tableau ne se limite pas à son sujet, Close éblouit aussi par sa plastique : des couleurs douces, des cadres maîtrisés, des reliefs sensibles. Même l’obscurité est traversée par la lumière, laissant toujours filtrer une lueur d’espoir.
Ce film a parcouru le monde. Et oui, nous pouvons être fiers : c’est aussi cela, le made in Belgium. Une preuve éclatante que le cinéma ne se résume pas aux grandes productions américaines.
Vous ne pouvez pas passer à côté de ce long métrage.
Je vous le conseille — même si, à vrai dire, j’aimerais vous y obliger.
Le regarder. Le contempler. L’admirer.
Vous m’en direz des nouvelles.













